Le temps de l’Avent touche à sa fin… à sa fin ?! Plus justement devrions-nous dire à sa finalité, tant Noël est un commencement. Nous allons fêter la naissance d’un enfant, comme dans tant de familles. Il viendra capter l’attention, emplir les discussions, animer les rêves. Il sera là avec une vie qui s’ouvre à lui, et qui s’ouvre avec nous.
À chaque Noël, c’est Dieu qui rejoint l’humanité. Une fois, deux fois, …, des milliers de fois. À chaque Noël, tous les possibles nous sont offerts : le partage, la paix, la joie… la vie. Et même si les possibles n’ont pas tous été convertis en réalité à la fin de l’année, Dieu revient inlassablement. Il nous redonne l’espérance.
Cette année encore, il s’invite chez nous et prend sa place. Il est le visage de l’enfant attendu et choyé, le sourire de celui qui s’épanouit, les larmes de l’affamé… le repli de l’abandonné. Oui, à Noël Dieu vient prendre tous les visages des nouveau-nés. Il est le poupon aux joues roses de nos cantiques, le bébé au teint basané de nos frères et sœurs orientaux, la toute-petite qui dort paisiblement bercé par la fête, la dernière venue survivante d’un cyclone…
Partout, il est l’enfant qui a besoin de l’autre pour vivre ! Et il donne aux autres la force de vivre parfois malgré tout !
La finalité de Dieu arrive. Il recommence sa vie parmi nous « Emmanuel ». Nous fêterons ce recommencement le 24 décembre à 19h pendant la veillée, et le 25 décembre à 10h30 lors du culte.
La joie d’accueillir « Emmanuel » nous rend responsable, au sens latin de promettre, de garantir en retour. Dieu tient ses promesses de ne jamais nous abandonner, de toujours revenir, de vivre avec l’humanité. Cela nous engage à notre tour. Un engagement à la hauteur de la vie, pour que tous les possibles soient là pour tous les nouveau-nés de la terre.
À nous de travailler à la paix dans nos cercles de proches déjà, de choisir la justice même si elle nous coûte, de favoriser les dialogues et les rencontres. À nous aussi de dénoncer les abus, les crimes, les choix qui dédaignent et dévaluent, et de le faire paisiblement avec la force d’un regard d’enfant déterminé à vivre et à s’épanouir.
Le temps de l’Avent arrive au but. Il laisse place à Dieu.
Il revient avec ses pas marcher sur nos chemins.
Que l’espérance transforme nos cœurs.