En ce moment la nature nous émerveille et nous comble de bienfaits : lumière, douceur des températures, éclosion des plantes et des couleurs, chants d’oiseaux, clarté de la pleine lune la nuit, …. autant de manifestations de l’amour de Dieu pour sa création.
L’émerveillement arrive comme une surprise. Il est spontané, inattendu. Il ne demande pas d’effort ni de concentration. Il ne peut être recherché. L’émerveillement est d’abord un étonnement.
L’émerveillement consiste donc en un lâcher-prise, en une ouverture à la réalité, à la beauté et à la perfection de toute chose. C’est un bouleversement intime devant le spectacle du cosmos.
L’émerveillement est le sentiment d’être en présence de quelque chose d’immense qui dépasse notre compréhension du monde. Il survient lorsque nous sommes ancrés dans le présent, dans l’ici et maintenant, loin de toute pensée, désir, passion, regret ou sentiment. L’émerveillement est simplicité et naïveté.
« S’émerveiller c’est ne jamais s’habituer » selon Christian Bobin
Nous sommes invités à nous émerveiller de la vie et du vivant, des grandes choses et aussi de l’infiniment petit, à retrouver le sentiment du sacré de la vie et de la joie de vivre, à établir une relation aux choses simples de la vie.
Jésus nous l’a annoncé : « Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. » Jean 10, 10
De quelle vie parle-t-on ? La vie biologique, bios, comme une bénédiction précieuse. la vie psyché, celle de l’esprit que nous pouvons cultiver et transmettre, la vie spirituelle, zoé, qui est la dimension divine de l’humain, celle qui nous est donnée en abondance, en débordement. Nous sommes vivant non seulement individuellement mais aussi collectivement, dans les divers groupes auxquels nous appartenons, et au sein de notre communauté.
Ainsi nous sommes invités à protéger la vie et la Terre sur laquelle nous vivons.
Pour que cette terre reste abondante et bienfaisante, il faut nous unir pour lutter en particulier contre toutes formes de nocivité, celle du déni de l’autre, celle de la pollution, en particulier par les plastiques*, celle du bruit et de la vitesse, celle de la lumière excessive.
Ensemble redonnons sens à la lenteur, au silence et à l’obscurité pour mieux percevoir l’humain à côté de nous et développer des relations saines et affectives avec nous-même, avec l’autre et avec Dieu.
* Pour en savoir plus sur la nocivité des plastiques :
– Documentaire Homo plasticus disponible jusqu’à fin juillet sur Arte.
– Emission France culture : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-science-cqfd/nathalie-gontard-peut-on-en-finir-avec-le-plastique-6283890
– https://www.jesuites.com/fiche-ecojesuit-n18-vers-le-zero-plastique/