Tel est le thème choisi pour la journée de rencontre des représentants Eglise Verte des communautés du 92 Nord qui aura lieu le 14 juin à la paroisse d’Asnières Bois-Colombes.
Notre maison commune : ce sont d’abord nos 2 maisons et leurs jardins situés rue Raspail et rue Victor-Hugo que nous partageons entre nos 4 associations et avec l’ensemble des activités qui s’y déroulent tout au long de la semaine. Ce sont nos 2 grandes salles qui accueillent le culte le dimanche matin, ce sont toutes les bénévoles et les personnes qui fréquentent ces lieux, ce sont aussi les liens qui nous unissent, le journal Ensemble qui nous rassemble.
Fleurir c’est bien sûr planter, faire pousser, tailler, arroser, pour y faire croître des fleurs, des légumes, des herbes aromatiques, pour y nourrir les humains et les abeilles des ruches.
Fleurir c’est aussi créer des liens, tisser des relations, prendre soin de l’humain qui vient à notre rencontre, l’accueillir, l’écouter, nourrir le corps, le cœur et l’âme d’affectivité.
Ensemble nous partagerons dimanche nos expériences, nos bonnes idées, nos questions, nos réalisations, pour rapprocher les humains entre eux et avec leur environnement, pour développer la relation à plus grand que soi, qu’on l’appelle Dieu ou le sens de la vie, pour faire grandir la fraternité, la solidarité, le respect de la vie, le respect de soi et de l’autre, le respect de la terre et des créatures, la dignité de tous.
Fleurir notre maison commune c’est prendre soin de 4 relations fondamentales : relation à la création, à soi, aux autres, à Dieu. C’est développer en chacun de nous un être nouveau capable de retrouver le lien avec la nature, sans se placer hors-sol, au-dessus de la création.
C’est retrouver notre vocation de trait d’union entre la terre et le ciel, de pont entre le matériel et le spirituel, entre le visible et l’invisible, entre l’éternel et le temporel.
Nous appartenons à la terre, tel que nous le rappelle le récit biblique de la Genèse, dans lequel Dieu façonne l’être humain à partir de la glaise. « Le vivant est un » disait le biologiste Jean-Marie Pelt. Et cela nous invite à une posture d’humilité, qui a la même racine « humus » que le mot humain, c’est-à-dire la terre.
Nous appartenons à la terre mais aussi au ciel, car crées à partir de la terre à l’image de Dieu qui insuffle une haleine de vie pour faire un être vivant, doté comme lui d’une puissance de désir faite d’amour, de paix et de solidarité. Cette puissance ne nous donne pas un droit de supériorité ou de domination mais un devoir de responsabilité.
Nous sommes invités à nous réconcilier avec la terre, avec la terre qui vit en nous, et aussi avec notre terre intérieure qui est animée par une puissance de désir qui ne peut s’accomplir en plénitude que dans une union à Dieu et à tous nos frères et sœurs de la terre, humains et autres qu’humains, dans une relation d’amour.