Ensemble N° 63 Edito ANIMAUX

«Ensemble», le journal de l’Église Protestante Unie d’Argenteuil, Asnières, Bois-Colombes, Colombes

Depuis quelques années, une expression devient plus présente en Europe : le vivant non humain. Manière de désigner la faune et la flore et de replacer plus humblement l’humanité dans un vivant élargi.

L’air de rien, ces dernières décennies, les animaux reprennent du « poil de la bête » dans leur rapport à nous.

Du côté des animaux « d’élevage », on a vu émerger tout le questionnement sur le bien-être animal et la prise de conscience de leur souffrance. Cela entraîne de réels changements dans les pratiques alimentaires et vestimentaires.

Quant aux animaux dits « sauvages », leur place est reconsidérée. Ils sont mieux reconnus comme des animaux avec lesquels l’humanité n’a construit aucune relation « utilitaire » ou « domestique ». L’éthologie nous engage à mieux les comprendre et à discerner parfois les jeux territoriaux entre eux et nous, à les considérer comme des « cohabitants ».

Et puis il y a les animaux qui vivent parmi nous. Les chats, les chiens, les furets, les chevaux parfois… qui sont devenus des membres à part entière de nos foyers. On passe des heures à les observer, on les comprend et, surtout, ils nous comprennent. Leur univers devient le nôtre, leurs regards en disent long sur ce qu’ils pensent et ressentent. Leur présence et leur capacité à être là pour nous autant que nous le sommes pour eux sont maintenant reconnues.

Dans nos sociétés occidentales, l’animal perd peu à peu sa place d’être inférieur à l’humain. Il redevient l’autre, le différent, ce qu’il était demeuré dans tant de cultures de par le monde. Et ce déplacement n’est pas anodin : en changeant notre regard sur l’animal, c’est notre propre place dans le monde que nous réapprenons.

Ce numéro d’Ensemble offre témoignages et réflexions sur nos relations aux animaux.
Bonne lecture à vous, avec peut-être un chat taquin ou un chien à vos côtés.

Gwenaël Boulet, pasteure

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